# Quels critères techniques comparer avant d’acheter des portes d’entrée en PVC ?
L’achat d’une porte d’entrée en PVC représente un investissement majeur pour votre habitation, qui engagera votre confort et votre sécurité pour les deux ou trois prochaines décennies. Face à la multiplication des offres commerciales et à la diversité des performances annoncées, il devient crucial de maîtriser les critères techniques objectifs qui différencient réellement les produits. Le PVC, matériau longtemps considéré comme une solution économique, a considérablement évolué ces dernières années grâce aux innovations en matière d’isolation, de renforcement structurel et de finitions. Aujourd’hui, une porte d’entrée en PVC haut de gamme peut rivaliser avec l’aluminium ou l’acier en termes de performances thermiques, de résistance aux effractions et de durabilité esthétique. Toutefois, cette montée en gamme s’accompagne d’une complexité technique accrue : coefficients thermiques, classifications normatives, systèmes de verrouillage certifiés, traitements de surface… autant d’éléments que vous devez comprendre pour faire un choix éclairé et éviter les désillusions post-installation.
Coefficients d’isolation thermique ud et uw des menuiseries PVC
L’isolation thermique constitue le premier critère de performance à examiner lors de l’achat d’une porte d’entrée en PVC. Cette caractéristique détermine directement votre confort intérieur et l’impact de votre menuiserie sur vos factures énergétiques. Pour évaluer objectivement cette performance, deux coefficients normalisés sont utilisés : le coefficient Uw (U window) qui mesure la déperdition thermique d’une fenêtre complète, et le coefficient Ud (U door) qui s’applique spécifiquement aux portes. Ces valeurs, exprimées en watts par mètre carré et par degré Kelvin (W/m².K), quantifient la quantité de chaleur qui traverse la menuiserie. Plus le coefficient est bas, meilleure est l’isolation.
Valeur uw du châssis : seuil réglementaire et performances supérieures
Bien que le coefficient Uw concerne principalement les fenêtres, il s’applique également aux portes d’entrée comportant des parties vitrées importantes. La réglementation thermique RT 2012, encore applicable dans de nombreux contextes de rénovation, fixait un seuil maximal de 1,7 W/m².K pour les menuiseries en zone climatique H1 (nord de la France). Les portes PVC contemporaines dépassent largement cette exigence minimale. Les modèles standards atteignent généralement des valeurs comprises entre 1,4 et 1,2 W/m².K, tandis que les portes haut de gamme descendent sous le seuil de 1,0 W/m².K. Certains fabricants proposent même des portes certifiées pour les maisons passives, avec des coefficients inférieurs à 0,8 W/m².K.
Coefficient ud de la porte : norme RT 2012 et label PassivHaus
Le coefficient Ud évalue la performance thermique globale de la porte d’entrée, en intégrant le panneau, le cadre, les joints et les accessoires. Pour une porte d’entrée en PVC de qualité standard, ce coefficient se situe généralement autour de 1,5 W/m².K. Les portes performantes affichent des valeurs comprises entre 1,2 et 0,9 W/m².K. Pour obtenir le label PassivHaus, référence internationale en matière de construction à très basse consommation, votre porte doit présenter un Ud
inférieur ou égal à 0,80 W/m².K, associé à une mise en œuvre irréprochable. En pratique, viser un Ud autour de 1,0 W/m².K pour une porte d’entrée PVC en rénovation constitue déjà un excellent compromis entre performance, budget et contraintes de pose. Lorsque vous comparez plusieurs devis, assurez-vous que le Ud annoncé concerne bien la porte complète (ouvrant + dormant + panneau + vitrage éventuel) et non pas uniquement le panneau isolant, beaucoup plus flatteur sur le papier mais moins représentatif de la réalité.
Impact du vitrage sur l’isolation : double ou triple vitrage à isolation renforcée
Dès que votre porte d’entrée PVC comporte une partie vitrée (hublot, tiers vitré, semi-vitrée ou entièrement vitrée), la performance thermique du vitrage devient déterminante. Un simple vitrage est aujourd’hui à proscrire : il présente un coefficient Ug souvent supérieur à 5 W/m².K, totalement incompatible avec les exigences actuelles. Le double vitrage à isolation renforcée (souvent noté ITR ou VIR) avec gaz argon atteint des Ug de 1,1 à 1,0 W/m².K, tandis que le triple vitrage peut descendre à 0,6 W/m².K.
Faut-il systématiquement opter pour le triple vitrage sur une porte d’entrée PVC ? Pas forcément. Le gain thermique est réel, mais le surcoût et l’alourdissement de l’ouvrant peuvent être pénalisants, notamment sur des portes de grande dimension. En maison individuelle, un bon double vitrage ITR feuilleté, intégré à une porte PVC performante, suffit dans la majorité des cas. Réservez le triple vitrage aux zones très froides, aux projets de maison passive ou lorsque la surface vitrée de la porte est très importante et exposée au nord ou à l’est.
Ponts thermiques au niveau du seuil et des joints périphériques
On se focalise souvent sur le panneau isolant et le vitrage, mais les principales fuites de chaleur proviennent fréquemment du seuil et des joints périphériques. Le seuil, souvent en aluminium, doit impérativement être à rupture de pont thermique pour éviter de se transformer en véritable radiateur inverse en hiver. Vérifiez la présence d’inserts isolants (polyamide, PVC dense ou résine) entre les parties intérieures et extérieures du seuil, ainsi que sa compatibilité avec les exigences PMR si vous avez besoin d’un accès de plain-pied.
Les joints périphériques assurent l’étanchéité à l’air et à l’eau. Une porte d’entrée PVC haut de gamme dispose généralement de deux à trois niveaux de joints : un joint sur l’ouvrant, un joint sur le dormant, voire un joint central supplémentaire. Plus le système de joints est continu et compressé de manière homogène, moins vous aurez de courants d’air et de pertes de chaleur. Lors de la pose, un réglage précis des paumelles est indispensable pour garantir une compression correcte des joints sans forcer sur la quincaillerie.
Épaisseur des profilés et nombre de chambres d’isolation
Au-delà des coefficients Ud et Uw, la conception même du profilé PVC influence directement la performance thermique, la rigidité de la porte et sa tenue dans le temps. Deux paramètres sont à examiner de près : le nombre de chambres d’isolation à l’intérieur du profilé et son épaisseur globale. Ces éléments, combinés aux renforts métalliques éventuels, conditionnent la capacité du cadre à limiter les déperditions tout en restant indéformable face aux contraintes mécaniques et climatiques.
Profilés 5 chambres versus 6 ou 7 chambres : analyse comparative
Les profilés PVC modernes sont constitués de plusieurs compartiments internes, appelés chambres, qui emprisonnent de l’air immobile. Cet air agit comme un isolant naturel, à la manière des alvéoles d’un double vitrage. Les anciens systèmes à 3 chambres sont désormais dépassés pour les portes d’entrée. Un profilé 5 chambres constitue aujourd’hui le minimum à envisager, offrant un bon équilibre entre isolation, rigidité et coût.
Les profilés à 6 ou 7 chambres améliorent encore l’isolation, en réduisant les échanges thermiques entre l’intérieur et l’extérieur. Toutefois, le simple nombre de chambres ne suffit pas : la largeur de ces chambres et leur répartition jouent également un rôle clé. Un profilé 6 chambres mal conçu peut parfois être moins performant qu’un 5 chambres optimisé. Lorsque vous comparez des portes d’entrée PVC, regardez donc le détail de la fiche technique : nombre de chambres, mais aussi performance Uw/Ud globale et présence de renforts acier.
Épaisseur standard 70mm versus renforcée 80–90mm
L’épaisseur du profilé PVC d’une porte d’entrée se situe en général entre 70 mm (standard) et 80–90 mm pour les gammes supérieures. Un profilé de 70 mm reste adapté à la plupart des projets de rénovation, avec de bonnes performances thermiques et un coût contenu. Il permet d’intégrer des panneaux isolants de 28 à 40 mm, suffisants pour atteindre des Ud proches de 1,2–1,3 W/m².K.
Les profilés de 80 ou 90 mm, eux, autorisent des épaisseurs de panneaux plus importantes (jusqu’à 60–70 mm) et des vitrages plus performants, voire triple vitrage, tout en conservant une bonne rigidité. Ils sont particulièrement intéressants pour les maisons très bien isolées (BBC, RE 2020, maison passive) ou dans les régions aux hivers rigoureux. L’inconvénient principal reste le surcoût et une intégration parfois plus délicate dans des tableaux anciens étroits. Avant de choisir une épaisseur renforcée, vérifiez donc la compatibilité avec votre maçonnerie et l’impact sur la largeur de passage utile.
Renforcement acier galvanisé : sections et positionnement dans le profilé
Le PVC est un matériau performant d’un point de vue thermique, mais relativement souple mécaniquement. Pour qu’une porte d’entrée reste stable, ne se voile pas et résiste aux tentatives d’effraction, des renforts en acier galvanisé sont indispensables à l’intérieur des profilés. Ces renforts prennent généralement la forme de tubes ou de profils en « U » ou en « C », vissés dans les chambres principales du dormant et de l’ouvrant.
Deux points sont à comparer d’un fabricant à l’autre : l’épaisseur de la tôle acier (souvent entre 1,2 et 2 mm) et sa continuité sur la hauteur et la largeur de la porte. Plus la section est importante et plus le renfort est continu, meilleure sera la rigidité de l’ensemble. Une porte PVC bas de gamme peut être sous-renforcée, ce qui se traduira par des difficultés de réglage, des frottements au sol ou des défauts d’étanchéité après quelques années. N’hésitez pas à demander à voir une coupe de profilé en showroom pour vérifier la présence et la qualité des renforts acier galvanisé.
Géométrie des chambres et circulation d’air pour optimisation thermique
À nombre de chambres égal, la géométrie interne du profilé fait la différence. Les bureaux d’études des gammistes PVC travaillent la forme des parois, la largeur des alvéoles et la circulation de l’air emprisonné afin de limiter les phénomènes de convection interne. L’objectif est de créer de « petits pièges à chaleur », un peu comme une doudoune à multiples compartiments plutôt qu’un unique gros coussin d’air.
Un profilé bien conçu évite la formation de ponts thermiques internes entre la face extérieure et la face intérieure. Des parois obliques, des nervures et des ruptures de continuité dans les chambres coupent les flux d’air chaud ou froid. Vous ne verrez peut-être pas ces détails à l’œil nu, mais ils se reflètent dans les performances Uw/Ud mesurées en laboratoire. Là encore, ne vous laissez pas séduire uniquement par les arguments marketing : privilégiez les profilés certifiés par des organismes indépendants (NF, CSTB, Acotherm) avec des valeurs thermiques documentées.
Classement AEV et résistance aux intempéries
Une bonne porte d’entrée en PVC ne doit pas seulement isoler thermiquement : elle doit aussi résister durablement au vent, à la pluie battante et aux variations de pression entre l’intérieur et l’extérieur. C’est tout l’enjeu du classement AEV (Air, Eau, Vent), défini par des normes européennes et largement utilisé en France. Ce classement vous permet de comparer objectivement la capacité d’une porte à rester étanche et stable, même en cas d’intempéries fortes ou répétées.
Perméabilité à l’air : classes A1 à A4 selon norme NF EN 12207
La perméabilité à l’air est mesurée selon la norme NF EN 12207 et classée de A1 (performance minimale) à A4 (meilleure classe). Plus la classe est élevée, moins la porte laisse passer d’air lorsque la pression du vent augmente. Dans la pratique, une porte d’entrée PVC destinée à une maison individuelle devrait au minimum atteindre la classe A3, et idéalement A4 pour les régions exposées (bord de mer, plaine ventée, altitude).
Pourquoi ce critère est-il si important ? Parce qu’une porte peu étanche à l’air crée des courants d’air désagréables, génère des pertes de chaleur et peut provoquer des sifflements gênants lors des épisodes venteux. Pour obtenir de bonnes classes AEV, les fabricants optimisent le jeu entre l’ouvrant et le dormant, la qualité des joints et la rigidité du cadre, afin que la compression reste homogène même après plusieurs années d’utilisation.
Étanchéité à l’eau : classification E1 à E9A selon exposition
L’étanchéité à l’eau est classée de E1 à E9A (voire plus pour certains cas spécifiques), en fonction de la résistance à la pluie battante sous pression. Plus le chiffre est élevé, plus la porte est capable de rester sèche à l’intérieur malgré des vents forts accompagnés de précipitations. Dans les régions peu exposées, une classe E3 à E5 peut suffire. En façade très exposée sans protection (avancée de toit faible, pignon face aux vents dominants), visez une classe E7A ou plus.
Concrètement, ce classement dépend du dessin du seuil, de la présence de rejingots, des joints d’étanchéité et des systèmes d’évacuation de l’eau (lumières de drainage). Une porte d’entrée PVC bien conçue canalise l’eau vers l’extérieur, même si une partie parvient à s’infiltrer dans les chambres du profilé. Lors de la pose, le respect des règles de maçonnerie (rejingot maçonné, seuil parfaitement de niveau, joints périphériques) est crucial pour conserver les performances annoncées par le fabricant.
Résistance au vent : classes V1 à VC5 et pression de référence
La résistance au vent est classée de V1 (résistance la plus faible) à VC5 (performance élevée) et tient compte à la fois de la pression maximale supportée et des déformations observées. Si vous habitez en zone littorale, en altitude ou dans une région régulièrement exposée aux tempêtes, ce critère prend une importance particulière. Une porte qui se déforme sous la pression du vent peut perdre son étanchéité, voir son ouvrant frotter ou mal se verrouiller.
Les renforts acier galvanisé, la qualité des ancrages dans la maçonnerie et la conception du dormant permettent d’atteindre des classes V3 à VC4 sur des portes d’entrée PVC performantes. Lorsqu’un fabricant fournit un classement AEV complet, vous disposez d’une vision claire de la tenue de la menuiserie dans votre contexte climatique. N’hésitez pas à demander conseil à un professionnel pour choisir le niveau adapté à votre zone de vent (définie par la réglementation NV65 et ses mises à jour).
Systèmes de sécurité et certification antieffraction
La sécurité est l’autre pilier majeur dans le choix d’une porte d’entrée PVC. Même le meilleur coefficient Ud ne vous servira à rien si la porte peut être ouverte en quelques secondes par un cambrioleur. Les statistiques montrent que la plupart des effractions se produisent par la porte d’entrée ou l’arrière de la maison, souvent en moins de 3 minutes. D’où l’intérêt de comparer les systèmes de verrouillage, les renforts et les certifications antieffraction proposées par les fabricants.
Norme RC2 et RC3 : cylindre européen et points de verrouillage multipoints
Les classes RC (Resistance Class) définies par la norme EN 1627 à 1630 établissent des niveaux de résistance à l’effraction. Pour une maison individuelle, la classe RC2 représente un premier niveau de sécurité sérieux, capable de résister à un intrus occasionnel équipé d’outils simples pendant au moins 3 minutes. La classe RC3 augmente encore ce niveau de résistance avec des essais plus exigeants. Si votre porte d’entrée PVC est annoncée conforme à RC2 ou RC3, cela signifie que l’ensemble bloc-porte (ouvrant, dormant, serrure, vitrage) a été testé en laboratoire.
Concrètement, ces classes impliquent la présence d’un cylindre européen de sécurité (souvent à clé protégée ou incopiable), d’une serrure multipoints (3, 5 ou 7 points) et de renforts adaptés dans le dormant. Lors de la comparaison des devis, vérifiez la marque et le niveau de sécurité du cylindre (A2P, anti-perçage, anti-casse) ainsi que le type de points de verrouillage. Une simple serrure mono-point, même de bonne qualité, ne suffit plus aujourd’hui pour garantir une protection satisfaisante sur une porte d’entrée principale.
Pênes dormants, crochets et galets antieffraction
La serrure multipoints d’une porte d’entrée PVC peut combiner différents types de verrous : pênes dormants, crochets et galets. Les pênes dormants assurent un verrouillage classique en pénétrant dans les gâches du dormant. Les crochets, eux, viennent se « pendre » dans les gâches, offrant une meilleure résistance à l’arrachement et au soulèvement de l’ouvrant. Les galets, souvent à rouleaux, servent principalement à l’ajustement et à l’étanchéité, mais contribuent aussi à la sécurité lorsqu’ils sont conçus en version antieffraction.
Pour une porte d’entrée PVC sécurisée, privilégiez les systèmes de crémone automatique à crochets, avec au moins 3 à 5 points actifs répartis sur la hauteur de l’ouvrant. Certains modèles proposent un verrouillage automatique dès que la porte claque, évitant les oublis de fermeture. D’autres disposent d’options motorisées, pilotables par télécommande ou smartphone, qui améliorent le confort sans sacrifier la sécurité. Assurez-vous simplement que ces motorisations restent compatibles avec un verrouillage mécanique de secours en cas de coupure de courant.
Cornières anti-dégondage et protection des charnières renforcées
Un cambrioleur expérimenté cherchera aussi à attaquer la porte par le côté des paumelles (charnières), notamment si celles-ci sont accessibles depuis l’extérieur. Pour parer cette menace, les portes d’entrée PVC modernes intègrent des dispositifs anti-dégondage. Il peut s’agir de goupilles anti-dégondage intégrées dans l’ouvrant, qui viennent s’encastrer dans des gâches en acier sur le dormant lorsque la porte est fermée, rendant impossible le soulèvement de la porte même si les fiches sont sectionnées.
Des cornières anti-effraction peuvent également être ajoutées pour protéger les jeux entre l’ouvrant et le dormant, rendant l’introduction d’un pied-de-biche beaucoup plus difficile. Enfin, la qualité et le dimensionnement des charnières (nombre, type, réglages 3D) contribuent à la fois à la sécurité et à la durabilité de la porte. Une charnière sous-dimensionnée ou mal réglée crée des jeux, qui sont autant de faiblesses potentielles. Lors de la pose, demandez un réglage précis et un contrôle du bon alignement des paumelles.
Finitions du PVC et traitement anti-UV
La durabilité esthétique d’une porte d’entrée PVC dépend en grande partie de la qualité de sa finition et de la résistance de sa surface aux UV, aux chocs et aux salissures. Une finition bas de gamme peut se ternir, se déformer ou se craqueler au bout de quelques années, en particulier sur les façades très ensoleillées exposées au sud ou à l’ouest. À l’inverse, un PVC de qualité, bien protégé, conservera son aspect d’origine pendant longtemps, avec un entretien réduit au minimum.
PVC coextrudé versus plaxé : durabilité et tenue des couleurs
On distingue principalement deux technologies de finition pour les portes d’entrée PVC : le PVC coextrudé et le PVC plaxé. Le PVC coextrudé intègre dès la fabrication une fine couche de matière colorée ou acrylique sur la surface extérieure du profilé. Cette peau de surface, intimement liée au support, offre une bonne résistance aux UV et aux rayures, tout en facilitant le nettoyage. Elle est particulièrement adaptée pour les teintes claires, type blanc, beige ou gris clair.
Le PVC plaxé, lui, consiste à coller un film décoratif (généralement de marque Renolit, Hornschuch, VekaSpectral…) sur le profilé PVC, permettant d’obtenir des couleurs plus variées et des imitations bois très réalistes. Si la plaxage est de qualité et correctement posé, la tenue dans le temps est excellente, y compris sur des tons foncés, sous réserve de respecter les recommandations d’exposition. En revanche, les panneaux de porte PVC colorés de première génération ont parfois montré des déformations et des décollements en façade très ensoleillée. D’où l’importance de choisir des panneaux et profilés issus de fabricants reconnus, avec garanties écrites sur la tenue des couleurs.
Additifs anti-UV et stabilisateurs organostanniques ou calcium-zinc
Pour résister au vieillissement, le PVC utilisé dans les portes d’entrée est enrichi en additifs anti-UV et stabilisateurs thermiques. Historiquement, le plomb était utilisé comme stabilisant, mais il a été progressivement remplacé pour des raisons environnementales et sanitaires. Aujourd’hui, les formulations modernes privilégient les systèmes organostanniques ou calcium-zinc, plus respectueux de l’environnement tout en assurant une bonne stabilité du matériau dans le temps.
Les additifs anti-UV limitent la décoloration et le jaunissement sous l’effet du soleil. Même si ces éléments ne figurent pas toujours dans les brochures commerciales, les fabricants sérieux communiquent sur leur politique de formulation « sans plomb » et sur la durée de leurs garanties (souvent 10 ans, parfois plus) concernant la tenue de la teinte et l’absence de fissuration. Lorsque vous comparez des portes d’entrée PVC, privilégiez les gammes certifiées et fabriquées en Europe, bénéficiant des normes environnementales les plus récentes.
Finitions structurées, satinées et effet bois selon procédé renolit ou veka
Au-delà de la simple couleur, l’aspect de surface de votre porte d’entrée PVC joue un rôle clé dans son rendu esthétique. Les finitions lisses, très courantes sur le blanc, offrent une apparence classique et se nettoient facilement, mais peuvent laisser apparaître les micro-rayures. Les finitions satinées ou texturées (sablées, grainées) masquent mieux les défauts et confèrent un look plus contemporain, particulièrement apprécié sur les teintes gris anthracite, noir ou minérales.
Les effets bois obtenus grâce à des films Renolit ou Veka permettent d’imiter le veinage du chêne, du noyer ou d’essences exotiques, avec des reliefs légers au toucher. C’est une solution intéressante si vous recherchez la chaleur visuelle du bois sans ses contraintes d’entretien. Gardez simplement à l’esprit qu’en façade plein sud, les teintes très foncées peuvent chauffer davantage et solliciter plus fortement le matériau. Dans ces cas, un conseil de professionnel vous aidera à arbitrer entre esthétique, exposition et durabilité.
Systèmes de quincaillerie et accessoires techniques
La quincaillerie d’une porte d’entrée PVC – serrures, paumelles, seuils, joints et accessoires – conditionne à la fois la sécurité, l’étanchéité et le confort d’usage au quotidien. Une serrure multipoints mal réglée, un seuil inadapté ou des joints de mauvaise qualité peuvent gâcher les performances d’une excellente menuiserie. C’est pourquoi il est essentiel de regarder au-delà du seul design du panneau et de s’intéresser aux équipements techniques qui composent l’ensemble.
Serrure multipoints 3, 5 ou 7 points : vachette, fichet ou ferco
La serrure multipoints est aujourd’hui incontournable sur une porte d’entrée PVC. Elle répartit les efforts de verrouillage sur plusieurs points le long du chant de la porte, améliorant à la fois la sécurité et l’étanchéité. Les systèmes à 3 points (haut, centre, bas) constituent le minimum recommandé, tandis que les modèles à 5 voire 7 points sont privilégiés pour les portes de grande hauteur ou les zones à risques accrus d’effraction.
La réputation du fabricant de serrurerie est un bon indicateur de fiabilité. Des marques comme Vachette, Fichet, Ferco, GU ou Winkhaus sont reconnues pour la qualité de leurs mécanismes et la disponibilité des pièces de rechange dans le temps. Vérifiez également le type de fonctionnement : serrure manuelle à relevage de poignée, crémone automatique qui verrouille dès la fermeture de la porte, ou serrure motorisée intégrée à une solution domotique. À chaque configuration correspondent des avantages en termes de sécurité, de confort et de budget.
Seuil PMR aluminium à rupture de pont thermique
Le seuil d’une porte d’entrée doit concilier plusieurs exigences parfois contradictoires : accessibilité (en particulier pour les personnes à mobilité réduite), étanchéité à l’air et à l’eau, et performance thermique. Le seuil PMR, d’une hauteur généralement inférieure ou égale à 20 mm, permet un franchissement aisé en fauteuil roulant, avec poussette ou pour des personnes âgées. Il est souvent réalisé en aluminium, matériau robuste et peu sensible à l’usure.
Pour éviter d’introduire un pont thermique majeur, ce seuil doit être conçu avec une véritable rupture de pont thermique, grâce à des inserts isolants séparant la partie intérieure de la partie extérieure. Des joints brosse ou à lèvre viennent parfaire l’étanchéité lorsque la porte est fermée. Si vous rénovez une entrée donnant directement sur une terrasse ou un trottoir, discutez avec votre installateur du type de seuil le plus adapté à vos besoins, en tenant compte des normes d’accessibilité et du niveau d’exposition aux intempéries.
Joints d’étanchéité TPE ou EPDM et leurs coefficients de compression
Les joints d’étanchéité, souvent relégués au second plan, jouent pourtant un rôle central dans les performances AEV et thermiques d’une porte d’entrée PVC. Ils sont généralement réalisés en EPDM (élastomère de synthèse très résistant au vieillissement) ou en TPE (élastomère thermoplastique), chacun ayant ses spécificités en termes de souplesse, de mémoire de forme et de facilité de recyclage. Ce qui compte avant tout, c’est leur capacité à conserver, dans le temps, un bon coefficient de compression, c’est-à-dire la force avec laquelle ils viennent se plaquer entre l’ouvrant et le dormant.
Un joint trop ferme rend la fermeture difficile et sollicite excessivement la quincaillerie. Un joint trop souple ou affaissé perd rapidement son efficacité, générant fuites d’air et d’eau. Les fabricants sérieux dimensionnent le profil des joints (simple, double ou triple bulbe) et leur emplacement pour assurer une ligne de compression continue, y compris au niveau des angles et des paumelles. Lors de la réception de votre porte d’entrée PVC, prenez le temps de vérifier visuellement l’état des joints, leur continuité et l’absence de pincement ou de torsion, gages de performances durables.